Psychothérapeute – Addictologue – Gérard Yves Cathelin à Château Thierry (02) & La Ferté-sous-Jouarre (77)

Ma vision de la thérapie

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Mon cadre psychothérapeutique

Le cadre s’inscrit dans l’exercice d’un soin « parolique » entre un patient et un thérapeute. Il s’agit du soin pris de soi, du souci de soi (patient), exercé par l’intéressé auprès d’un tiers (thérapeute), agissant en qualité de témoin garant, du processus psychothérapeutique engagé va s’engager un dialogue avec l’invisible, à l’aide d’un médiateur.

Il s’agit d’une démarche :

  • Celle ci prend place dans le cadre d’une culture. C’est pour cela qu’il faut prévoir quelque chose de particulier corrélé à la culture de l’analysant.
  • Elle s’engage dans le Désir de changement, de la confiance et de la confidence.
  • Cette démarche s’entreprend dans le cadre d’un dispositif :
    • Le médiateur psychothérapeutique se situe dans un lieu relationnel particulier. Il se mettra dans le travail qu’il effectuera, en position tierce, sera le témoin, du patient. Il joue le rôle d’un trait d’union.
    • Il est qualifié, et se donne les moyens de le rester.
    • Etant qualifié, il dispose de techniques approfondies et réactualisées

Entreprendre une démarche thérapeutique c’est pénétrer dans un espace transitionnel particulier, espace à partir duquel on va communiquer et transférer pour le patient son mal de vivre.

 

Les séances

Les séances durent de trois quarts d’heure à une heure. Selon les méthodes, il peut y avoir plusieurs séances par semaines.

La psychothérapie entraîne parfois des moments de déstabilisation de la personne qui peuvent éventuellement se répercuter dans le couple, la vie sociale.

Pour réussir la psychothérapie, cela nécessite la compétence, le discernement, la prudence et l’éthique du psychothérapeute ainsi que l’engagement sincère du consultant.

Si les conditions ne sont pas réunies, la psychothérapie est inopérante, parfois aggravante. Il y a risque de leurre et d’imposture avec la constitution possible d’un faux moi illusoire et le renforcement éventuel de la pathologie ou une cristallisation des résistances psychiques.

La psychothérapie n’est ni magique, ni toute puissante, elle a ses limites.

Le cadre de la psychothérapie est constitué par le lieu, les conditions matérielles, les règles établies lors du contrat thérapeutique, les méthodes utilisées, les références théoriques du psychothérapeute, son éthique. La stabilité et la pertinence du cadre par rapports aux objectifs psychothérapiques sont essentielles au fonctionnement même de la psychothérapie.

 

Le cadre est sécurisant et structurant. Il permet, sans dommages pour le consultant, de s’exprimer librement ou d’expérimenter des états régressifs, des comportements et des états de conscience nouveaux, ou de favoriser la prise de conscience des aspects inconnus de lui-même et de sa vérité.

 

Contrat thérapeutique

Je propose un protocole dans lequel je définis les règles de la psychothérapie.

Ces dispositions doivent être compatibles avec la sécurité morale et matérielle du consultant et de ses proches.
Leur but est de créer et de préserver le cadre et l’espace thérapeutique, elles ne peuvent donc être arbitraires et doivent s’inscrire dans le système de référence théorique dont se réclame le psychothérapeute. Je m’assure de leur bonne compréhension et restera vigilant à l’égard des oublis, des interprétations déformées ou des volte-face possible.

Je précise quelles sont les obligations matérielles et morales du consultant, de même que les clauses de rupture de contrat et de cessation ou d’interruption de la thérapie.

Le contrat s’arrête d’un commun accord, quand les objectifs sont atteints.

 

Relation consultant / psychothérapeute

La relation thérapeutique instaure un espace symbolique fondé à la fois sur une intimité et sur une distance respectueuses.
L’interdiction du passage à l’acte des pulsions violentes et sexuelles dans cet espace symbolique est la condition même de la liberté d’expression de tous les aspects de la personne sont essentiels sont essentiels au fonctionnement même de la psychothérapie.
Le cadre est sécurisant et structurant. Il permet sans dommages pour le consultant de s’exprimer librement ou d’expérimenter des états régressifs, des comportements et des états de conscience nouveaux, ou de favoriser la prise de conscience des aspects inconnus de lui même et de sa vérité. J’observe dans le même temps le consultant et lui-même. Je suis attentif à mes propres réactions : affects, rêves, lapsus, actes manqués…, et les considère comme des actes signifiants utilisables dans le processus.

 

Qualité du psychothérapeute

La qualité du psychothérapeute est définie par :

  • Un niveau d’individuation qui résulte d’un travail sur soi approfondi,
  • Une compétence professionnelle acquise par une formation spécifique à la psychothérapie,
  • Un questionnement permanent de sa pratique è travers une supervision.

Je m’inscris dans une culture psychologique en reconnaissant mes filiations théoriques et méthodologiques, tout en se faisant artisan de ma propre autonomie : je me réfère également à mon expérience, ma sensibilité, mes valeurs.

 

Ma vision du travail de psychothérapeute

Par mon travail d’observation qui est une méthode d’investigation habituelle de mon travail, j’offre la possibilité de repérer l’élocution, la mimique vocale, l’expression verbale a lesquelles s’ajoutent les mimiques émotionnelles, les attitudes et les gestes, les réactions et les impressions viscérales, les actions ébauchées ou accomplies avant, pendant ou après les séances.
De ces observations je prends acte de la souffrance d’un patient et je lui permets d’exprimer son vécu subjectif de la situation, de donner de la place à la parole jusque-là contenue, pour qu’il puisse exprimer son vécu douloureux face à une situation qui remet en cause son identité psychique ou corporel.

Ce que je perçois de mes objectifs c’est d’aider une personnalité souffrante vers un mieux-être dans ses dimensions psychologiques.

Cette bonne relation thérapeutique peut se faire en sécurité car j’ai acquis par ma formation psychothérapique approfondie, une formation théorique supervisée, et un respect du code déontologie, mais aussi par une connaissance de mes modes de fonctionnements inconscients, pour repérer le connu de l’inconnu, le su et l’insu en moi-même et en l’autre différent.
Etre psychothérapeute, c’est accueillir le symptôme du sujet en souffrance, l’écouter, repérer le symptôme. Ecouter un sujet c’est en quelque sorte de faire de sa souffrance une parole à entendre non seulement dans ce qui est dit en mots ou en gestes, mais aussi dans ce qui n’est pas dit.
Pour cela je m’appuie sur un savoir universitaire, mais aussi sur mon savoir-faire dans la relation. Cela nécessite de mon côté un savoir être en tant que Sujet, acquit dans mes formations, supervisions personnelles.
Par ce travail personnel, je me « détériorganise » c’est-à-dire que je m’offre la possibilité de me déthéorisé pour m’assujettir à une place ou le locuteur souffrant peut être entendu. Ainsi suivant le besoin du patient, je me déplace d’une position psychique à une autre.

Mon travail c’est un accompagnement du sujet porteur de souffrance comme sujet de symbolisation, un processus de création pour une transformation de son aliénation interne.

Je suis garant de : Mettre en place les conditions pour la la personne évolue elle-même. Permettre à la personne de faire un voyage dans le symptôme à partir d’elle-même et de ses difficultés.

Je me mets ainsi au service de l’individu, en l’accompagnant juste à côté, un peu en avant, pour que l’homme ou la femme fasse le travail sur elle-même en se prenant comme objet de travail.

Se mettre au service de l’autre dans une perspective de changement.

Ce qui est important, c’est la position de la personne qui réussit à devenir auteur de ce qu’elle vient de dépasser de sa souffrance. En quelque sorte au travers de l’entretien clinique, c’est transformer l’économie mentale et réorganiser les éléments pour que le sujet vive différemment.

Dans la rencontre avec un patient, c’est l’Imaginaire (rapport à l’image du semblable et au corps propre ) qui apparaît en premier lieu. Or les éléments imaginaires peuvent avoir une dimension symbolique et de déceler le symptôme. Ce symptôme se voit défini comme une parole bâillonnée qu’il s’agit de délivrer. La parole dans un entretien est porteuse de sens et devient constitutive de la réalité. Au travers de la parole j’introduis le patient au langage de ses désirs et par cette nomination une levée des symptômes.

Mon travail est aussi d’accompagner le sujet souffrant à repérer ses illusions de sa vie, c’est-à dire les divergences entre les pensées, l’image de lui idéalisé et la réalité. En tant que psychothérapeute je fourni cette médiation symbolique pour que le sujet puisse se retourner sur son image et qui lui donne la possibilité de découvrir sa place de sujet.

Psychothérapeute, je suis là où le patient se voit, a savoir se forge son image dans la réalité, je fourni cette médiation symbolique pour que le sujet puisse se retourner sur son image et qui lui donne la possibilité de découvrir sa place de sujet.

Je suis en quelque sorte l’interprète, une instance de symbolisation, de repérage, d’analyse des manques du sujet.

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Gérard-Yves CATHELIN, Psychanalyste, addictologue et psychothérapeute à Château Thierry (02) et La Ferté-sous-Jouarre (77)