Psychothérapeute – Addictologue – Gérard Yves Cathelin à Château Thierry (02) & La Ferté-sous-Jouarre (77)

De la sensopathie

De la sensopathie

Dans Psychologie

Avant-propos

Actuellement, nous sommes à l’aube d’un bouleversement social (technologie, humanitaire, écologique. De ce fait, nous aurons des personnes bien adaptées et évoluant sans soucis dans ce nouvel univers. Mais il y aura aussi des sujets qui auront du mal à s’inscrire dans cette nouvelle mouvance inéluctable, individus qui  vivront dans une errance de sens, ne comprenant plus les objectifs et les aboutissants sociétaux, humains.

Ce ne seront ni des névrosés, des psychotiques, des états-limites, des psychopathes, sociopathes. J’ai donc inventé pour eux un terme : la sensopathie. Dans cet écrit, je vais donner les grandes lignes de ce que pourrait être un sensopathe.

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Définition de la sensopathie :

Maladie ou l’individu dit sensopathe ne donne plus de sens à sa vie ou renonce à s’inscrire dans un sens de vie sociale, individuelle, personnelle.

Je définirai la sensopathie selon les critères suivants

 

  1. Personne ayant perdu tout sens d’inscription dans l’ici et maintenant,
  2. Sujet en effondrement moïque,
  3. Personne ayant un vide d’être extrême,
  4. Personne ne pouvant plus s’inscrire dans des événements sociaux,
  5. Personne en errance totale, particulièrement influençable et manipulable,
  6. Personnalité ayant un existentiel faible,
  7. Personne vivant dans l’illusion de posséder sa propre vie,
  8. Personne qui souhaite emporter une partie du monde social par des actes criminels, afin de se venger du non apport de la société envers eux,
  9. Personne qui a le désir d’arracher à la société son sens pour l’empêcher d’évoluer,
  10. Personne manipulée à qui l’on peut insérer des pulsions auto ou hétéro destructrices,
  11. Personne en souffrance extrême avec un vide narcissique,
  12. Personne ne possédant pas de pensées approfondies et élaborées,
  13. Personne qui progresse du moi vers le non moi.

 

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Développement

Le sensopathe, celui qui est en quête de sens dans notre société, n’est-il pas en recherche de son identité ?, n’anéantirait  il pas son être au monde, en ce processus, il renonce ainsi à sa véritable identité. Ce qui démontre un profond désordre psychique, une impossible inscription sociétale de recherche de sens. . A  t’il la possibilité de s’inscrire et de connaitre le sens de son vécu dans l’ici et maintenant ?.

Il me semble que cet individu est dans une errance de sens, d’inscription, ce qui ne lui permet pas de se connaitre, avec une renonciation à tout investissement de  son identité. , il se déguise derrière des actes délictueux, voir répréhensibles pour masquer son défaut de sens à la vie dans son quotidien..

De par son manque de repères, le sensopathe met en péril le terme : EXISTENCE, en effet, je ne suis pas sûr qu’il perçoive le but de son existence, car cette dernière, il ne lui donne aucun sens,  son IDENTITE  quant à elle se résume à un flou,  il la cache derrière une pseudo normalité, en fin son  INDIVIDUALITE, son inscription lui fait défaut.

Ce qui m’amène à énoncer que son individualité au travers son identité dans son existence, toutes les trois sont marquées de l’empreinte de la sensopathie. Son espace n’est plus homogène mais plutôt hétérogène, car ce sujet est marqué par le sceau de la discontinuité d’être, comme une  forme de juxtaposition  de petites séquences d’existences non reliées les unes aux autres, cette juxtaposition  de petites parcelles d’identités n’offrent pas des objectifs,  un sens de vie à  ce sujet qui manque de cohésion de sens.

Ce qui démontre que le sensopathe dans son identité tout autant que dans son individualité manque de structure narcissique solide, au sens structural de ce terme.

Il est certain que ce manque de sens  représente une solution de discontinuité sociale et identitaire au sein de notre société qui subit des crises. Le sensopathe est un révélateur de cette crise sociétale à travers le temps. Ces troubles du sens d’être ont  comme base  un défaut d’inscription de son «  moi-même  dans son psychisme. Il n’a plus alors la capacité d’utiliser la société  à des fins utiles, du fait de ses carences de sens, son inscription individuelle de sens disparait au profit d’une errance asymptomatique.

Sa socialisation disparait, car n’ayant plus de bases d’individuation. il devient sur le registre de l’anormalité un «  pauvre » de sens par un négativisme social, avec comme conséquence une inadaptation, voir une confusion de son être au monde contre laquelle il ne cesse de protester.

Ce sensopathe est alors inadapté, dans cette société pour lui vécu comme pathologique, d’où ses actes un peu hors norme et peu relationnels, voir à la limite de la délinquance ou dans la délinquance.. Une des caractéristiques d’un sensopathe est sa diminution de sa capacité à faire preuve d’humanité et de s’inscrire dans une socialisation  sous les traits les plus élaborés de l’être humain.

Son incompréhension du sens à donner à sa vie  est une conséquence de la fausse optique de son regard, de son impossibilité d’inscription pour faire société. Il ne se vit que comme incompréhensible sans sens, et ne comprend pas les objectifs comportementaux, cognitifs, psychiques de l’ordre social. Pour le sensopathe, la vie sociale n’est qu’un emballage sans contenu, somptueux et bizarre. Il s’épuise dans cette recherche de sens, son œuvre d’art en quelque sorte est de découvrir, d’effectuer un tableau social ou le sens n’aurait plus de droit de citer, de citée, d’exister.. En lui il n’y a plus de résonnance de mot sens, pour lui ce te mot est un matériel hors psychique, un mot d’emprunt qu’il ne peut pas faire sien.

Manque-t-il de maturation de sens ? Probablement, il ne possède plus ou pas des points de repères congruents qui lui conviennent, il est désemparé devant cette uniformité sociale qui possède et donne sens à des milliards de personnes, lui le sensopathe se trouve ainsi paniqué. La société ne peut suppléer à la déficience du sensopathje, et ce dernier lui en veut, comme elle lui est impossible de le structurer, le sensopathe devient imprévisible voir dangereux pour autrui. Ce sujet n’a plus d’armature, ni de squelettes de sens pour évoluer normalement dans notre société.

Est-il du côté du nomos (loi)  de vivre positivement sur un registre social, ne serait-il pas plutôt enfermé dans un enclos ou le sens n’existerait pas ? Se comprend il comme un être capable d’agir sa vie ? Je pense que le sensopathe perd la compréhension  du sens de l’existence du mot vivre, il serait en quelque sorte porteur d’un traumatisme, laissant  sur le chemin de s’inscrire ou d’inscrire leur potentiel au service d’une vie : la leur.

Cette sensopathie peut s’accompagner de  crises d’angoisses reliées à son défaut existentiel, de difficultés pratiques, laissant le sujet dans son errance, sans pour autant qu’il se rende compte de sa maladie : la sensopathie.

Ce «  malade » ne contrôle plus  l’incompréhensible et, l’imprévisible, il est complétement submergé par eux. Cela le détruit. , d’ailleurs, il ne cherche plus à se contrôler ou contrôler autrui, il vit dans un cercle rétrécit, sans possibilité de s’évader, son effort de civilité ne fait plus parti de ses paradigmes, il vit la société comme système totalitaire, donc au lieu  de se sentir libre, le sensopathe, vide de sens, je le répète se sent opprimé et se révolte contre tous les sens sociétaux. Est-il intelligent ou opprimé ?, dans tous les registres, cette personne n’arrive plus à sublimer sa vie. Il y a alors chez lui un processus d’amoindrissement, voire de suppression d’identité culturelle.

Son comportement ne peut être que sur le versant artificiel par rapport au comportement naturel des autres individus. En quelque sorte, il s’auto réalise, s’auto développe, sans tenir compte du monde environnemental.

Le sensopathe ne se comprend plus, de ce fait il n’aborde, ni intègre le monde extérieur, et la compréhension du sens d’une vie disparait avec l’annulation de son identité.. Il ne configure plus le monde externe, les mots réciprocité et complémentarité disparaissent de son vocabulaire. Il ne comprend plus la réalité sociale et ses différents inters actions. Il ne reste que dans son propre fonctionnement subjectif. Il ne trouve que des qualités à l’intérieur de lui-même et omet de regarder celles d’autrui.

Il n’a plus la notion de personnes externes qui sont vécues comme des dangers potentiels à éliminer. Il n’a pas la notion du Moi-Personne inclue en chaque être humain ; Son soi-même est prévalent. Il ne s’intègre plus dans le monde, car lui-même EST LE MONDE. Il ne comprend plus l’espace et le temps social dans lequel il vit. Son organisation n’a de cohérence que pour remplir ce manque de sens, l’oublier, la dénier. Ainsi, il se trouve dans l’incapacité d’une cohérence interne structurée. De ce fait il n’agit plus dans la société que pour la détruire où détruire les cohérences qu’elle représente.

 

Ce qui amène la question suivante : Le sensopathe a-t-il pu se dégager des relations duelles parentales ? A-t-il pu se construire un sens du mot vivre au sein de sa famille ?, ou a-t-il été étouffé au point que tout sens a disparu ou gommé par les adultes ? Je pense que ce sujet n’a pu se dégager pour construire sa propre vision de la vie, il n’a  pu accoucher de lui-même et disposer des multiples ouvertures données par le mot sens.. Le sujet sensopathe ne possède ni un sens de sa propre individualité, ni celle d’autrui. Ce sujet  n’est plus le signifiant d’un corps entier en société.

J’indique plus haut que cette personne  ne s’inscrit plus dans la causalité temporelle, il ne vit que l’instant présent, sans appréhender le sens qu’il donne à cet instant, car le mot sens de vivre ne lui appartient plus.. D’ailleurs le sens de la vie d’autrui procure à cette personne une douleur extrême, cette stimulation d’autrui est pour le sensopathe un véritable danger. Ce sujet ne saisit plus le rapport entre ses actes délictueux et les conséquences.

Il ne possède pas un véritable Moi qui lui permettrait d’inscrire le mot Sens au frontispice de sa vie.. Il n’y a pas chez lui de soudure, de passage entre le passé et le futur, puisqu’il est dans l’errance de l’instant présent, il manque de sens de prévoyance (futur) et un manque de sens du passé ( se servir de l’expérience d’autrui).

Je crois que le sensopathe « rêve » sa vie, mais ne la vit pas, ainsi il ne peut reconquérir les expériences du passé, ni se projeter dans un futur. Ainsi le moi-même invariant dans le temps  deviens étranger à lui-même.

A  t’il conscience  des actes unidirectionnels et irréversibles envers la société et envers lui-même, rien n’est moins sûr .Il n’est pas en quelque sorte clôturer  par l’ordre social, ni ar son identité au sein de cet ordre.

Le sensopathe se met dans l’objectif de refuser toute conformité, il devient sourd et aveugle au sens du développement de la réalité, puisqu’il  vit dans son réel.. Il devient en quelque sorte esclave de son propre raisonnement fictionnel. L’ordre social et son sens est vécu par la personne atteinte de sensopathie comme un traumatisme,  le traumatisme comme un commandement.  De ce « commandement «  nait un « refus d’obeissance qui le positionne dans l’errance de son incapacité à donner sens à sa vie. Pour lui la société est une étrangère, une étrangeté  que l’on doit pouvoir détruire où élimineR ; Car la normalité sociétale le confronte à un arrêt, un frein de son fonctionnement auto psychique  vide de sens.. La normalité sociale entame son non-sens et sa discontinuité à travers le temps et l’espace.

Son surmoi est essentiellement composé de ce qui n’a pu être compris, dénué de tout sens, ni maitrisé, tous ces éléments se sont transformés où se transforment en structure auto psychique qui déterminent une opposition, une révolte contre tout ce qui fait sens et est structuré. L’idéal du Moi est quant à lui composé de résidu d’apprentissages du passé non compris, n’ayant aucune compréhension au non-sens que le sensopathe s’est institué.

En ce sens, le sujet atteint de sensopathie, manque d’objectifs et de directionnalité dans leur vécu. Ils sont comme des personnes vides, obéissant à  leurs errances sans but constructif, ils vivent alors dans des spéculations fantasmatiques, chaotiques auto psychiques. Leur primauté est le négativisme enrichi de non-sens, ce qui rend le sujet particulièrement agressif dans un monde social stable et construit. Les sensopathes finissent par croire que le fait de vivre sans sens leur confère une suprématie sur autrui, la société sera perçue par eux comme une outrecuidance qu’il faut détruire, les membres sociaux « normaux » seront alors des ennemis.

Cette entité est complexe, formée, créée sans sens, se déguise au travers de la violence, de l’agressivité, avec une renonciation à se créer une identité, à se remplir d’objectifs sociaux et environnementaux. Que penser de cette renonciation à faire société ? Ils sont sans Eros ni Thanatos,, ils se trouvent dans l’induction destructive d’autrui ou auto destructive. Ce qui est sous-jacent, c’est leur rétrécissement, leur anéantissement personnel face à la normalité.

C’est un indice de grande vulnérabilité, de fragilité interne de leur personnalité, leurs tentatives de détruire autrui porteur de sens se trouve inefficace, ce qui ne fait qu’alimenter leur rage face au monde social. Ils continuent à vivre dans leur réel absent de la réalité. Leur nom ne signifie plus rien,  ne reste que la structure défensive contre tout ce qui donne sens. Autrui est ressenti, vécu comme dangereux,  car il peut mettre en évidence leur propre carence existentielle, le sujet ne veut pas subir cette auto révélation, car il ne peut le sujet sensopathe s’auto réaliser. Il ne veut pas constater ses manques.

L’essence même de sa personne est vide, il avance dans ce monde sans âme.. Son identité se confond avec le vide, parfois il va jusqu’à s’identifier à son propre vide, mais dans le même temps, il souhaite que toute personne humaine possède ses propres caractéristiques.. La formation d’une réaction à une personne porteuse de sens, va impulser chez le sensopathe le désir de destruction, ainsi il cherche à dégrader, humilié celui qui ne lui ressemble pas. ; le bon se transforme en mauvais, tout autour de lui est perçu comme mauvais, son but est d’expulser tout ce qui est normatif. La normalité est vécue par lui comme dangereuse, il ne confirme rien, puisque son vécu rapporte l’infirmation d’autrui et non sa confirmation.

Sa crainte centrale, c’est que les sujets porteurs de sens viennent combler et lui montrer ses propres défauts, il ne veut pas s’attribuer du sens, à le fixer dans sa personnalité, il craint la possession du sens de soi-même, il se trouve dans la volonté de ne pas intégrer les normes, de ne pas permettre aux autres de le comprendre, puisque lui-même est dans l’incompréhension du terme sens., il refuse tout dialogue pour ne pas se révéler dans ses propres carences face à la réalité. Sa vérité, il la trompe intentionnellement pour rester  sur une fonction auto défensive de fuite ou de cécité devant la réalité, et une autodéfinition du porteur de sens.

C’est une forme d’auto tromperie pour ne pas s’effondrer face à la réalité, il rejette la norme, et déguise la réalité de ses carences et de son identité. Il a un besoin intime de trouver des pairs qui sont comme lui porteurs de non-sens, pour garder son moteur qui est l’essence de l’illusion. C’est son illusion que sa vie est vraie qui lui fournit son dialogue et sa communication, mais cette illusion n’est qu’un déguisement protecteur, pour s’éviter la confrontation à la normalité, ce qui les forcerait à s’avouer qu’ils sont vides de sens.

Ce sujet se trouve devant une incompréhensibilité du monde environnemental tout autant que son monde interne. Il met tout un stratagème en place pour éviter de comprendre et de se comprendre. Il perd ainsi l’essence même de son existence, il perd ainsi la volonté de donner du sens, d’être connu, il devient indéfinissable. Le sens immobilise alors ces sujets, cette immobilisation les rend vulnérables.

La culture du non-sens, la non-communication voulues et « calculées » sont des manœuvres défensives et une protection, mais aussi une manœuvre agressive contre autrui. En quelque sorte il est opprimé et tyran à la fois. Il résiste ainsi à tous les investissements qui lui donneraient sens, puisque le  non-sens est le noyau même de sa maladie, ce qui permet d’établir une équivalence entre le non-sens et le refus de comprendre tout sens.

En somme le sensopathe  avec son non-sens, empêche autrui de donner sens à son existence, empêche le sujet sensopathe de comprendre sa propre identité, puisque s’il se donne du sens, il risque de se trahir et de communiquer la nature et les bases de son non-sens. Ainsi il n’aborde  pas le sens de vie d’autrui, la crainte de comprendre le sens de la vie, car s’il admet qu’autrui à un sens de vie, c’est admettre aussi pour lui qu’il peut en avoir un, en se permettant de reconnaitre le sens d’une vie, sociale ou individuelle, il risque de s’impressionner lui-même, et de se reconnaitre   équivalent aux autres êtres humains. Ainsi la volonté de ne pas comprendre le sens d’une existence devient le plus urgent de ses programmes de vie.

La résistance à donner sens à sa vie, la renonciation à tout sens  est une manœuvre extrêmement agressive envers l’environnement, un sensopathe se réfugie dans son propre tombeau de non vie et de non-sens, puisqu’il ne s’appartient plus dans ce monde , incapable de se donner un sens, vivant dans des fantasmes  protecteurs contre la continuité temporelle et spatiale, incapable d’attribuer un sens aux éléments constitutifs du monde réel , sans véritable connaissance de ses symptômes, ne vivant que dans l’hypothèse que le sens peut exister. Le doute est alors son maître mot : Le sens de vivre existe-t-il ?, il s’interdit  de découvrir ce qui est porteur de la vie. Par cette incompréhension, il s’agit de détruire tout ce qui est porteur et donne sens à une vie.

Le sesnsopathe, s’il veut continuer à exister est de ne pas comprendre le sens d’une vie qu’autrui lui montre, de ne pas attribuer un sens de vie à qui que ce soit, à quoi que ce soit d’extérieur à lui-même. Pour changer, il lui sera nécessaire de changer sa pensée et d’appréhender la vie en donnant sens à chaque acte. Il devra remplir ainsi son dedans pour à nouveau exister. Il ne percevra plus le monde comme irrationnel, irréel et dépourvu de sens.

lI devra en outre combattre ses ordres internes qui lui livrent la dimension du non-sens, mais aussi l’auto et l’hétéro destruction, il lui sera nécessaire de se reconstituer, ce terme chez le sensopathe n’a pas de sens réel, ni de réalité, puisqu’il va reconstituer des bases de sens manquantes. Peut-il reconstruire du sens à partir de fragments  épars et non stabilisés ?

C’est précisément, chez le sensopathe, le renoncement à tout sens, lui permet de se constituer l’illusion d’être. De ce fait  va émerger l’incompréhension du monde environnant, mais aussi incompréhension de soi-même qui découle automatiquement et inévitablement à un renoncement de donner sens à son identité. En renoncent à donner sens, le sensopathe cesse de comprendre la réalité du monde social, son entourage, il cesse aussi d’être compréhensible pour autrui et pour lui-même.

 

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Questions que peux se poser un sujet sensopathe :

« Faut-il que je sois comme ce monde un peu terne, et qui va mal ? Si je suis le mouvement que la société m’applique, je ne peux plus être moi-même alors dois-je renoncer à ce que je suis pour ne pas être rejeté ?

Notre société manquerai-t-elle de sens à cause de se mélange des cultures qui se produit ? Et qui impact inconsciemment les sujets qui y seraient sensible ?

Le manque de sens pose un problème identitaire qui débouche sur la question : Qui suis-je ?

Qui nous sommes en société et dans notre vie personnelle ? Il y a une double image de soi.

Ce qui peut provoquer également une perte de sens, c’est le décalage identitaire spéculaire que peux nous renvoyer la société de nous et l’image que l’on a de nous en tant que sujet dans nos liens intimes.

Ce qui pourrait contrer le non-sens serait de rétablir un équilibre entre ces deux identités, de faire prendre conscience et de faire comprendre à l’individu le processus qu’il a mis en place pour tenter de rétablir par ses propre moyens une homéostasie psychique et de sens.

 

 

GERARD YVES CATHELIN

 

CHATEAU THIERRY LE 24 MAI 2018


Texte écrit par Gérard-Yves CATHELIN .
5 mai 2017

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Gérard-Yves Cathelin
Psychanalyste, addictologue et psychothérapeute à Château Thierry (02) et La Ferté-sous-Jouarre (77)

 

 

 

 


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