Psychothérapeute – Addictologue – Gérard Yves Cathelin à Château Thierry (02) & La Ferté-sous-Jouarre (77)

Autour de la grossesse

Autour de la grossesse

Dans Psychologie

La grossesse

La  grossesse est un temps de passage ou se remanie les images et le corps, c’est par les voies, celles du désir et de la parole que l’Etre humain s’ouvre à la vie. La grossesse est un état réel, un « heureux événement » ou est impliqué la dimension du temps et la présence des sujets qui s’expriment à travers leurs fantasme

Les grossesses sont comme la vie des humains, faits de peines et de joies. Elles affectent le corps maternel et touchent la génitrice dans ses fantasmes et ses désirs. Entendre les femmes enceintes, c’est écouter cette durée de vie , ce temps particulier qui échappe aux repères habituels.

Le temps de la grossesse, c’est un nouvel espace-temps, un temps de mois sans heures. Il convient de distinguer ce qui relève de la vie intra utérine qui concerne l’enfant  son univers liquide, nous-mêmes ainsi que notre vécu en rapport avec lui. Durant cette grossesse  la femme incarne les méandres de 3 instances.

 

Réelle

Cette dimension concerne la mise en acte du processus de la reproduction, de la transmission  de la vie que les humains partagent avec les animaux. Ce réel fait associer le fonctionnement du corps au registre animal. Une femme est alors un mammifère  femelle, animal porteur de mamelles qui va avoir un petit.

Les aspects physiologiques qui recouvrent le coït, la défécation, l’excitation, ce réel c’est le corps odorant soumis au regard, à l’audition, de ses transformations, au toucher, au goût des produits et à l’habitation d’un autre corps.

 

Mythique et imaginaire

Les coutumes et les rites de grossesses nous rappellent que le pouvoir sur la vie et la mort sont dévolues à la femme enceinte.

La femme génératrice de vie serait double agent de création et de désordre. Du reste masca , d’où vient le terme masque (de grossesse)  est une femme effrontée, une sorcière. Un ventre de femme enceinte, c’est fascinant, cela ne contient que des mystères, même si logiquement on sait que ce ventre ne contient qu’un enfant. La femme future mère se pose toujours cette question symbolique : De quoi suis-je enceinte ? La pensée au rêve est pleine d’enfant mal formés ou morts. C’est dans la symbolisation de ces pensées que peut naître vivre ou mourir un enfant vivant. Avec la Grossesse, une femme fait l’épreuve  radical du non savoir avec le réel de l’engendrement.

On prête souvent à la femme le fantasme du savoir absolu sur l’origine dont elle serait le lieu réel de l’imaginaire.

 

Les rites

Les fantasmes alimentent la vie psychique (Angoisse, Désirs vies/Morts) Ils visent à conjurer les risques d’invasions létales des vœux ou des craintes mortifères.

Pour que l’enfant naisse bien portant, la Mère et l’entourage accueillent  le petit d’homme par la force de la parole et dans la symbolique du mot porter. Porter est une activité humaine (Mains+Voix)

Une grossesse n’est donc pas la seule animation d’un ventre sauvage, mais manifestation de l’humain dans ce qu’il a  de spécifique. Parler à un enfant in utero, c’est le reconnaître comme sujet à venir au monde de la parole, lui qui parle à travers le relief du ventre et de ses mouvements.

Le masque de la grossesse est au visage ce que le voile est au ventre, une femme peut se retirer derrière ce qu’elle montre. La peau de son visage s’arrondit  des soubresauts de la vie.

La peau du visage peut se charger du masque du temps qui passe. La femme derrière ce masque  devient autre, car elle a une part supplémentaire en elle. La grossesse est temps possible du repos voir d’un  re positionnement du sujet dans l’attente.

 

  • Perte à demeure

La grossesse s’annonce par la  perte des règles, la période menstruelle est brisée. La perte des règles annonce un autre temps de vie. La femme passe du temps des règles au temps de la conception,  du temps de la perte, au temps de la jouissance.

Une femme se retrouve alors comme au temps de la puberté quand les seins commencent à se tendre et que les règles ne sont pas apparues. Les aléas du Dedans/Dehors jamais épuisés dans une stricte séparation des plans. Ce sont les vicissitudes des rapports de l’enclos et de l’ouvert.

Ainsi la sphère arrondie du désir s’ouvre sur le champ de la parole. La mère est l’hôte d’un autre l’enfant, chair réelle avant d’avoir la Parole.

La maternité s’inscrit au corps d’une femme par l’entremise d’un autre et de l’habitation de cet autre en elle.

Sur ce fond,  elle  est à la prise avec le doublement Féminité/Maternité, Désir de Vie/Désir de Mort

Les limites de l’identité peuvent être en crise.  Quel est ce désir ? Un désir qui se creuse en deux lieux, les deux corps (celui de l’enfant, de la mère, la matrice utérine, la vie externe de la mère)

Une maternité peut diviser une femme entre son image de femme de désir pour l’homme et la parole donnée à l’enfant qu’elle porte  en son corps. La maternité fait du corps de la femme un pont.

 

  • Entre

Une grossesse se développe par l’intermédiaire d’une rencontre sexuelle

Entre deux êtres un homme et une femme,

Entre deux temps : celui de la conception et de l’accouchement.

Entre deux coupures (génétique de la méiose, celle anatomo-pathologiste du cordon)

Mais il n’y a qu’un seul espace : Le corps de la femme.

La Femme prend place dans la rencontre propre à la copulation et à la fécondation.

Elle se situe ainsi entre un rapprochement/Eloignement des sexes et des êtres

Dans cette entrée et  sortie du pénis et de l’Enfant

Une femme puise son élan dans deux désirs conjoints

Elle s’inscrit dans deux actes : 1 acte sexuel et un acte de naissance ce dernier prend sens par l’acte de décès.

 

L’acte de naissance dit que nous allons mourir.

 

L’acte de décès indique que nous avons vécu, donc que nous sommes nés.

L’accouchement signifie qu’il y a eu conception,

La naissance signifie qu’il y a eue grossesse.

 

  • Conception

La  conception est un temps non déterminé ou au contraire circonscrit d’un maintenant initial. La visite chez un médecin marque un tournant. Ce tiers reconnaît la grossesse en cours et fixe son terme en fonction d’un calendrier automatique. Au sortir de la consultation la future mère aura entendu une date : La date du Terme.

Le doute de cette date est un moment de passage du sujet qui s’achemine vers la réalité de l’environnement et vers la vérité que le désir révèle. Les jours, les mois marquent ainsi le passage du JE au Nous, mais aussi du DEUX AU TROIS, dans une immobilisation de temps, une continuité

Les mouvements de l’enfant délimitent  un temps de passage. La mère le sens remuer et lui donne sens, l’enfant se fait présence. Pour qu’un  être existe psychiquement, il faut un double passage : Une inscription psychique suppose le retour d’une trace première.

Il ne s’agit pas seulement du sentiment de la présence imaginaire de l’enfant, mais du ressenti parlant de son existence. Un étranger pousse dans le corps d’une femme comme éclot la corolle d’une fleur inconnue et toute remplie de sève de vie.

Quand une femme accouche, il y arrêt du temps de grossesse : le gros cesse pour faire advenir l’enfant issu de ce temps maintenant niché dans les bras maternels.

Attendre un enfant dans la parole, c’est attendre un fils, une fille qui compte, est compté, se comptera parmi les autres.

A la naissance, la part de l’enfant qui était en résidence dans le corps d’une femme se délie et se vit  dans l’enfant riant et pleurant. On ne peut pas décider de devenir mère. Le Désir de l’Enfant pousse là où on ne peut plus rien vouloir, il sort de la femme devenue terre fertile.

Le terme « je suis enceinte » signifie un changement d’ordre, il devient un attribut pour celle qui parle. La qualification du terme « être enceinte » comme état se dérobe dans l’attente d’un autre que soi.

Je suis enceinte veut dire aussi que je suis une caisse de résonance  propre à laisser passer la musique ou la voix du disque de la vie. Le mot Incineté qui a donné enceinte  sans ceinture, délier.

Ainsi le terme « j’attends un enfant «  engendre le petit d’homme dans le discours, il nomme qui nous attendons. Il opère une coupure dans l’existence et une focalisation sur le signifiant enfant.

 

Représentations au cours de la grossesse

Une  femme avant d’être mère se pose des questions, des angoisses surgissent autour de ce moment de l’échange, de ce vécu particulier.

Parfois, comme pour les mères célibataires, il se peut qu’une femme n’aie plus envie du bébé, qu’elle se sent perdue alors qu’elle désirait l’enfant Une femme enceinte est prise avec ses fantasmes, son histoire de vie, ses  relations. Il s’agit d’écouter ses souffrances. En effet tout humain à un moment donné  peut être dérouté, dans l’impossibilité de prévoir sa vie.

Ainsi il faut écouter la solitude des femmes enceintes au cours de la grossesse et de l’accouchement Chez certaines femmes, une fois l’enfant né, elles se sentent seules, elles ne portent plus.

Tout le monde s’accorde à dire qu’il existe un énorme besoin de parler de tout ce qui se vit pendant la grossesse, l’accouchement et après. Toute parole énoncée résonne avec une acuité particulière, il concerne également le devenir de l’enfant, le devenir d’un autre que nous.

Il n’est pas rare de rencontrer des femmes marquées par l’intrusion de l’enfant en elle. Vis a vis de ces femmes, il nous faut être vrai, sincère, et comprendre ce qui se passe chez elle, nous travaillons alors l’Angoisse autour de l’atteinte corporelle  et l’attente dans le temps de la continuité de cette métamorphose.

Chez d’autres, nous entendons la culpabilité lié à la naissance, la grossesse la confusion qui entoure la notion même de reproduction.  Par exemple certaines grossesses sont vécues comme des anomalies et nous entendons ce questionnement  « Qu’est-ce qui m’arrive ? Comment vais- je être ? »

 

Quelques cas :

  • Mères marginales

Ce sont souvent des mères aux grossesses multiples qui n’arrivent pas à se représenter réellement l’enfant. Quelque fois c’est l’enfant médicament d’une rencontre d’un soir. Ces femmes ont souvent derrière elles d’énormes angoisses, elles cherchent à parler d’elles de ce qu’elles vivent « hors société » dans la marginalité

  • Mères boulimiques

Ce sont des mères qui demandent tout (savoir, faire..) ce sont des femmes qui cumulent plusieurs préparations a la grossesse par peur de s’investir. Elles demandent un enfant « parfait » , ces mères au moment de la naissance sont démunies devant le nouveau-né.

  • Mères célibataires

Ces jeunes femmes bien souvent réagissent en exhibitionnistes, elles montrent le plaisir d’avoir un enfant sans père, leur condition de femme « libre ». Ces mères auront un enfant qui portera le nom du grand-père paternel ou leur nom. Ces mères se trouvent prisonnières d’une probable relation incestuelle non dégagée  dans leur enfance

  • Mères et difficultés conjugales

Ce sont des mères qui amènent « portent » leur mari et l’ou entend une pauvreté relationnelle. Cette grossesse sert de prétexte à parler de la difficulté du couple.

L’enfant est présent dans le ventre maternel, il est porté dans le corps d’une femme, mais aussi dans sa pensée, ses fantasmes. Le temps de la représentation  de la grossesse ce n’est pas seulement le bonheur dans lequel on imagine la femme enceinte. C’est un moment  de remise en question vis à vis de soi-même, vis à vis des autres.

N’être plus JE mais NOUS ce temps de représentation, logiquement doit être un temps d’échange dans le couple. Le vécu d’une 1ere grossesse, d’un 1er accouchement peut faire naître des appréhensions, c’est l’inconnu…

Le rôle du psychologue est d’aider les mères à parler de leurs angoisses pour les libérer des tensions et leur offrir la possibilité d’y voir plus clair.

Parler à l’enfant, parler de l’enfant permet de l’accueillir dans le monde ou le contact se fait par la voix et le toucher, corps a voix qui est souvent dans les premières minutes source de sourires. 1ers éclairs de la parole qui illuminent le visage de l’enfant.

 

Au niveau de la représentation de la grossesse, il y a 3 moments  clefs :

  • La représentativité de l’enfant dans l’Utérus
  • L’ambivalence qui marque la grossesse,
  • L’insoutenabilité ou le plaisir du corps plein

Pour une mère, l’enfant qu’elle porte est inconnaissable, il ne devient réel, nommé et distingué qu’à la naissance. Dans l’Utérus, il est une promesse, il est l’enfant qui sera et deviendra sur lequel convergent les vœux et les projections des parents.

Cela peut déclencher des sentiments de culpabilités. La grossesse peut remettre en cause le jeu des identifications œdipiennes et pré œdipiennes.

Si la future mère n’a pas eue de bons rapports avec ses parents, elle va déclencher toute l’agressivité qu’elle n’a pas pu résoudre avec sa mère.

La grossesse par la déformation du corps maternel peut provoquer une blessure narcissique liée au manque de séduction vis à vis de son partenaire. Cette femme de cette perte de beauté, de son Image corporelle, vivre aussi cette grossesse comme une perte d’identité.

Alors ce corps rempli aussi bien du point de vue physiologique que Pulsionnel devient un corps insoutenable, la charge  pulsionnelle semble échapper au travail du Moi. La proximité de l’accouchement semblerait justifier l’accroissement de la crainte de transmettre une tare à l’enfant.

C’est la confrontation Enfant Réel-Enfant Imaginaire qui laissera un espace suffisant à l’enfant In vitro, In vivo pour continuer sa course et ainsi permettre à la mère de ré investir d’autres positions libidinales.

Les enfants remplaçants des Enfants morts nés  sont des enfants habités par la mort. Ils font naître le fantasme qu’ils peuvent quitter à n’importe qu’elle moment le monde des vivants et repartir vers une mort définitive.

 

Fœtus

Dans sa qualité  affective, le toucher est au centre de la prise de conscience  de l’Espérance sensorielle. C’est le 1er des organes sensoriels.

C’est en touchant son propre corps, en caressant son ventre que la mère va signifier la tendresse qu’elle a envers le fœtus.

Cette existence affective de la mère influence, stimule conditionne la conscience affective de l’enfant in utero. L’attitude de la  mère par rapport à son fœtus détermine ses possibilités affectives et effectives. L’enfant « fœtal » se trouve très sensible a cette confirmation affective, intérêt vital pour lui. La sécurité de base, grâce à cette confirmation affective se développe dans le sens d’un sentiment de sécurité de, de sécurité dans sa future existence.

Les tonalités affectives sont des engrammes définitifs pour la naissance. Dans la réciprocité des échanges entre sa mère et lui, il découvre la différence entre un état agréable plaisant et un état désagréable déplaisant.

L’enfant au sein du fœtus va répondre par des réactions motrices se portant à la rencontre de ces stimuli. Ainsi  sont données les 1eres réponses aux stimuli tactiles et affectifs et sont vécues les 1eres expériences somatiques  et psychosensorielles.

La vie  de l’enfant est soumise au fonctionnement de ce moule ou il se trouve aux multiples expériences externes qui vont l’influencer. Il se trouve ainsi en connexion directe avec le milieu externe par le corps maternel.

L’être humain en formation réagit aux stimuli passivement par la perception, puis activement par ses réactions  instinctives

Toutes ces inter actions in vitro seront à l’origine d’un modelage. L’enfant réagit en se modifiant par adaptations successives. Ce faisant, il apprend, il mûrit, d’Etapes en Etapes, il s’ouvre progressivement aux influences nouvelles.

Chaque stimulus trouve ainsi une position de réactivité qui pré conditionne une vigilance  sensibilisée chez le fœtus par des stimulations adéquates  affectives, confirmant les vécus du monde extérieur et ainsi lui offrir la possibilité de s’opposer en s’amusant.

Le Fœtus découvre ce qui lui est propre, ce qui appartient au monde environnant. Dans cette inter relation in utero, il apprend en mûrissant à anticiper et à réagir. On constate malheureusement de graves déficits en ce domaine.

Les stimuli de contact affectif     tactiles manquent dans beaucoup de grossesses. Ce manque d’engramme va conditionner la vie du futur adulte La conscience relationnel de l’adulte se structure dans les derniers mois de la vie fœtale.

Plus les enfants reçoivent des stimuli significatifs adaptés et conformes à la destination de l’être humain, plus le moule fœtal acquiert des contours et une force.

Par conséquent, l’affermissement existentiel sera renforcé dès la naissance. La tendresse et la sécurité données au  fœtus permet au futur nouveau-né vivre le sentiment heureux de se sentir et de se savoir accepté comme Bon et Bien en Soi.

Toute cette perception primitive et fœtale est préparée par ce contact affectif gouverné instinctivement à partir du sens de la conservation.

 

Le vécu Fœtal produit chez le futur  humain né des contours de conscience chargée affectivement. Ceux-ci, s’ils ont un caractère positif pourront être reproduits plus tard, au cours de la vie et contribuer à l’épanouissement de l’identité personnelle.

La mère qui choisit consciemment sa maternité doit pouvoir tendre vers une affectivité, pour que le futur enfant soit incité à répondre de manière participante  et que ce dernier in vitro soit dans une récréation réjouissante.

L’enfant en réagissant,  montre clairement s’il y a plaisir, délice, ou au contraire déplaisir, désagrément. A partir de ces contacts tactiles, se développe les notions d’attachements prénatals et prépare les attachements post natals.

 

Le contact psycho tactile maternel entraîne des modifications du tonus musculaire et de la paroi abdominale. L’enfant réagit par des mouvements calmes, mère et enfant se trouvent en syntonie. Une telle présence  et la syntonie sont les conditions d’une naissance naturelle. L’enfant pourra se frayer un passage harmonieux vers le monde extérieur

 

Cet amour sensitif prépare la route à l’enfant que l’enfant fœtal doit suivre pour naître

 

Physiologiquement

L’Embryon bouge a partir de 7 semaines et demie et ne mesure que 21mm  Il  répond  par un mouvement du cou et du tronc.

A 9 semaines, si on chatouille le ventre sur le lieu où il y a les mains, il fléchit les doigts, à l’opposé si on lui stimule la plante des pieds, il raidit les orteils, c’est la réponse dite de DEBRINSKY.

Dès le 3eme mois, le fœtus est capable de réagir à des stimuli, en agitant les jambes, les pieds, en serrant les poings, en pliant le poignet, il est capable de tourner la tête, de froncer les sourcils, d’ouvrir  et fermer la bouche.

Le fœtus n’est pas complètement indifférencié à ce qui se passe en dehors de la cavité maternelle .Par exemple, s’il est exposé à un bruit intense, son rythme cardiaque s’accélère, de plus cette répétition de cette  stimulation finira par ne plus perturber le rythme cardiaque, ce qui prouve que le fœtus est capable d’un apprentissage rudimentaire que l’on appelle  habituation

La différenciation neuronale de la rétine ne se réalise qu’entre la 15 et 30 eme semaine de gestation. On ne peut enregistrer  les potentiels évoqués visuels  qu’ 22 semaines. La pupille ne réagit à la lumière qu’a 24 semaines de gestation.

 

La naissance

La première manifestation de la vie d’un être humain est un cri. Il vient de passer d’un moment privilégié fœtal à un autre milieu plus froid, moins sûr. Comme dans la relation fœtale le nouveau-né dort pendant les premières heures de vie fans la même position. A la naissance, le nourrisson  est totalement dépendant du monde adulte, de sa mère et de son environnement.

Plusieurs mois vont se passer avant que son système musculaire atteigne un certain degré de maturité.

Son squelette n’est pas terminé, les os crâniens ne sont pas soudés, et les deux fontanelles béantes en font un être particulièrement vulnérable. Le petit d’homme est complètement lié à sa mère. Il est certain   que faire vivre un  nouveau-né est difficile. Le Bébé ne se trouve complètement différencié que vers 7- 8  mois, quand il aura appris à reconnaître le visage de sa mère.

A partir de cette période, la mère ne sera plus un prolongement du  fœtus mais une autre différente de lui

 

L’équipement du nouveau né

  • Vision
    Dès les premiers jours, l’enfant est capable de suivre des yeux une luminosité intense, pourvu qu’on la place dans l’axe du regard. Les études de FANTZ  ont montré que les bébés âgés de  10h à 5 jours n’étaient pas insensibles à la forme de l’objet qu’on leur montre.
  • Audition
    A la naissance, le bébé réagit à des stimulations sonores, son acuité auditive est déjà fort importante.
  • Réflexes
    Le bébé est capable très rapidement de refermer la main sur les doigts qu’on lui tend, et il serre avec force. A la naissance, le médecin vérifie que le bébé tenu verticalement esquisse des mouvements de marche c’est l’étude du « Réflexe de Moro » qui est un réflexe à  la stimulation de peur.
    Ces réflexes disparaissent a partir de la maturation du cervelet et sont remplacés par des mouvements contrôlés par le Cortex Cérébral.

 

Les inter actions précoces

La mère a peine sortie de l’accouchement  traverse une phase difficile, parfois elle peut s’inquiéter d’une manière exagérée du comportement du bébé.

L’excitabilité, la tendance à crier du nourrisson est le signe d’une activité physique et cérébrale. Les sourires, ces premiers éléments qui apparaissent ne s’adressent à personne, ils traduisent un état de béatitude intérieure. Vers la sixième semaine, l’enfant réagit au visage proche maternel.

Si la mère consciemment ou Inconsciemment rejette son enfant, ce dernier le ressentira et refusera le  sein maternel. Cela peut aller jusque dans un semi comas (cas d’une mère célibataire de 16 ans dont la grossesse non désirée était accompagnée de culpabilité)

Le nouveau-né est capable de ressentir des sentiments complexes comme le rejet ics de la mère.

La relation précoce mère/enfant est essentielle pour un développement harmonieux. Il  semble que l’allaitement au sein joue un rôle important.

C’est au travers de cet allaitement que le nourrisson ressent le plus, les caresses maternelles que l’allaitement au biberon. Mais ce  dernier peut ressentir les mêmes sensations si la prise de biberon est faite avec autant de chaleur que l’allaitement.

L’enfant séparé de sa mère, si aucune nourrice ne la remplace vit cette séparation comme un abandon. S’il n’y a pas de substituts on peut voir chez le bébé un arrêt du développement moteur et psychologique.

 

Mimiques et vocalisations

Dès sa  naissance un enfant pleure, à 3 semaines on observe des réactions de détresses très nettes : (Tension musculaire, modification respiratoire, pleurs qui deviennent larmes entre 1 à 3 mois).
C’est seulement vers 5 mois que le bébé est capable de rire .

La réaction de plaisir s’effectue quant à elle vers 3 mois. Elle est bien différenciée des autres émotions. A cette même période il peut prendre une mine désolée.

Vers 6-7 mois, il est capable de jouer. Le 1er jeu est toujours « coucou » : disparition du visage cachée par les mains, et il est capable d’attraper les mains maternelles.

A plus de 8 mois, il développe le processus de la séparation, il va jeter les jouets par terre pour obliger la mère à lui rapporter..

Le bébé à sa naissance n’a aucune conscience d’exister en tant qu’être différencié. Il n’est seulement équipé  que de mouvements réflexes, grâce auxquels, il agit sans penser

A 8 mois, il réclame sa mère pour un biberon, il est dans un processus d’acquisition et de développement de la mémoire.

Le bébé est tout entier dans ce qu’il fait à chaque instant. Les acquisitions intellectuelles  sont dominées par deux grands pôles :

  • L’enfant découvre son propre corps et apprend à le différencier d’autres
  • Il apprend à organiser le monde autour d’images globales.

 

Découverte de soi et des autres

La mère est toujours associée à la satisfaction du nouveau-né, ils ne font qu’un. Puis plus tard la mère « retire la tétine », elle devient alors l’objet qui n’est pas lui.

La mère est le 1er autre que le nourrisson connaisse différent de lui, c’est par cette distinction que l’enfant distingue la connaissance de soi, de son corps, de son schéma corporel.

 

LE SCHEMA CORPOREL

Dès les 1ers jours, le bébé rencontre son pouce, le suce, vers 2 mois, il joue avec ses mains comme des objets extérieures à lui, il les regarde sans se rendre compte qu’elles appartiennent à son propre corps.

Au stade du miroir (7 mois), l’enfant prend conscience qu’il est un tout individualisé, c’est à la même époque qu’il reconnaît  la mère au milieu de visages étrangers. De situation connue en situation reconnue, l’enfant va organiser ses sensations, ses perceptions, les objets sont identifiés.

Dès les premières semaines, le monde n’est pour lui que représenté qu’a travers l’action possible. Toutes les nouvelles sensations acquises vont être assimilées à la succion. Le bébé qui suce son pouce, cherche en vain à les retrouver Chaque expérience de l’enfant qui suce, regarde, touche apporte une connaissance nouvelle.

A 4 mois et demi, l’enfant est  capable de reproduire en acte en vue d’obtenir un résultat extérieur C’est en associant sans relâche, de manière suivie que les premiers apprentissages se font.

A  partir de ce moment, il est armé pour l’étape suivante explorer et expérimenter…

 

ROLE DU PERE

Le père représente normalement l’amour et la sécurité pour la mère. Le bébé trouve sin bonheur dans cette triangulation. L’Existence Père Mère Enfant  joue un rôle essentiel dans l’apprentissage du langage qui est le premier mode de socialisation.

Le père doit pouvoir apprendre les signes relationnels de  la relation mère enfant. L’enfant ne devient apte à l’apprentissage du langage que lorsqu’il a perçu entre son  père et sa mère , cette communication à laquelle il ne participe pas.

Toute acquisition, toute attitude du bébé devra être validée par le couple parental. Le père n’est pas seulement un membre du triangle, c’est un homme avec des attributs de « supériorité ». Il apparaît à l’enfant comme doué de puissance.

Cette « supériorité »  aide le jeune à se dégager des liens d’amours exclusifs avec la mère, il fait scansion, rupture dans la dyade Mère Enfant. Un des éléments de confiance  est le rôle « protecteur »  du père de famille, mais aussi il est le lieu ressource.

 

LES LIENS AVEC LA SOCIETE

C’est bien le père qui détermine par sa profession, dans les couples traditionnels le niveau social de la famille. Le père représente symboliquement le comblement de la nécessité mais aussi, il est le vecteur de la Loi, et  « juge » des actions de la journée.

Le père doit pouvoir faire accepter les règles en s’aidant des liens d’affection qu’il a su créer  avec son enfant. Etre un « Bon Père », c’est affermir les règles familiales et sociales, c’est a dire que  le père sache les imposer, qu’elles soient acceptées. C’est à dire que le lien Père/Enfant ne soient pas brisé par la tyrannie. Ce père-là a une conscience des valeurs  et sait garder l’affection de ses enfants

 

QUELQUES ATTITUDES PATERNELLES

  • Le père Dominateur
    Ce père est exigeant, il peut avoir ce côté, car il a l’impression de ne pas avoir réussi socialement. Cet homme n’accepte pas d’être contredit. Dans sa famille, il entend être écouté, respecté, vénéré. Il sait ce qui est bien dans sa famille, personne ne doit discuter.
    Bien souvent, ses enfants sont timides, inhibés, la soumission est telle qu’ils atteignent difficilement la maturité. Ils échouent aux examens et leurs vies professionnelles. Ils développent une conduite d’échecs. Dans cette famille, bien souvent il y a une attitude sur protectrice maternelle.
    Parfois le jeune enfant se révolte  contre ce père rigide, les heurts violents aboutissent à une rupture Père/Enfant et par un départ à l’adolescence.
    Les personnalités autoritaires paternelles naissent  dans des familles ou le « grand-père » était très ferme, distant et la « grand-mère » soumise.
  • Le père Tyrannique
    Le père tyrannique  est un père qui a une personnalité faible  et qui compense cette faiblesse par ce côté tyran. L’enfant d’un père tyran est souvent inhibé, craintif, instable avec des brusques explosions agressives  assez mal contrôlées.
    A l’adolescence le jeune découvrira la médiocrité de son père. Alors ce sera une lutte sans merci contre lui, car il sait que son père est vulnérable.
  • Le père Copain
    Il  cherche à conserver sur son enfant un axe fondé sur l’Estime et non l’Autorité. Ce genre de père est souvent critiqué par les ados, de vouloir être comme « eux » et de vouloir vivre comme un adolescent. Il est alors ce père un « adulescent ».
    L’enfant qui cherche à se faire punir, recherche une autorité sûre et non un père copain. Ce père doit pouvoir être respecté par les enfants, savoir trouver les limites, afin de ne pas faire continuellement intrusion dans le JE de l’Enfant. Comprendre un enfant n’est tout accepté de lui.
  • Le père Gâteau
    Il joue, remplace les carences maternelles, il est la seconde mère. Quand deux parents sont à la disposition exclusive des enfants et qui compensent leurs désirs. Ces enfants rois seront tyranniques envers le couple parental. Lorsque l’enfant grandira, les parents se plaindront de la tyrannie de leur enfant.
  • Le père Démissionnaire
    C’est un père absent, qui n’est pas capable d’exercer une autorité, un contrôle sur ses enfants. Ces derniers risquent  d’être incapables de se conformer à l’autorité scolaire. La démission du père favorise l’asocialité  du jeune et l’entrée dans la délinquance.

84% des Délinquants n’ont jamais eus d’activités communes avec leur père
54% des Délinquants pensent que leur père devrait les aimer d’avantage,
89% des  Délinquants pensent que leur père a des difficultés à manifester de la tendresse
81% des Délinquants souhaiteraient voir leur père plus souvent.

 

Que veut dire le terme « autorité paternelle » ?

Le Rôle du père consiste surtout à fournir un modèle comme support. Il est le Médiateur entre l’Enfant et son Monde Social. Il est important qu’il offre à son enfant l’image d’une bonne adaptation sociale. On voit les perturbations causées aux jeunes dans les périodes où le père  se révolte contre la société.. Ce qu’un enfant attend de son père, c’est qu’il dirige son apprentissage dans la vie, un père qui enseigne des règles de vie. Pour qu’un enfant sente que l’autorité existe il est nécessaire qu’il aie confiance dans les décisions que les parents prennent à son égard. Qu’il soit sûr de leur autorité profonde.

 

Les grossesses problématiques

Les grossesses  «  a problèmes » peuvent être marquées par des sentiments de honte, de culpabilité. Cela peut développer de l’Effroi dans le cadre d’une atteinte corporelle et une attente dans le temps.
Cette atteinte et attente vont créer une fragilité du Moi émotionnel de la Mère, avec une possibilité de double attitude.

 

LE FŒTUS MAL FORME

Si nous sommes dans le cadre  d’un fœtus mal formé, la future mère va soit l’accepter, soit le rejeter. Le travail du Psychologue est de pouvoir offrir la possibilité pour ces différentes mères d’avoir un espace de langage. Ce corps fœtal  n’est pas vécu comme une appropriation, c’est un corps étranger, autre.
Ce fœtus peut être ressenti comme une Chose qui se développe au-delà de la possibilité du contrôle individuel. L’enfant à naître ne va pas combler les vœux maternels. Ceci va créer des sentiments de culpabilité, de châtiment.
La grossesse problématique peut véhiculer la représentation d’un corps dévorant, envahissant avec qui s’engage un corps à corps  et ou la crainte  des attaques du fœtus correspond les  représailles maternelle.
Cet enfant fœtal  véhicule aussi chez  la femme la peur d’avoir endommagé  son  enfant par la haine, de  ne pas être une bonne mère.

 

De cette polarité on observe :

  • Une surprotection
  • Une exclusion

Qui au fond ne sont que le soubassement  d’une douleur morale et psychiques intenses de n’avoir pu développer une grossesse normale.

 

La grossesse arrêtée

Le désir  d’enfant se compose de deux entités : Le Désir de Grossesse et le Désir d’Enfant

Dans la Grossesse pour la Grossesse, le Désir d’Enfant n’existe pas, il est éliminé au profit  de la modification du schéma corporel.

L’IVG  est du registre : Il faut tuer le désir. Les mouvements fœtaux vont introduire l’enfant dans le discours Cet enfant est  un enfant imaginaire  à la fois merveilleux et monstrueux.

C’est cette confrontation Enfant Réel-Enfant Imaginaire  qui va conduire la mère à s’en séparer. Dans le cadre de l’IVG, il n’y a pas de confrontation, l’enfant réel est escamoté. Il n’y a pas de bébé, pas de Nom, pas de funérailles. Il n’y a plus non plus de filiations.

C’est cette position essentielle qu’il faut aborder avec la mère, c’est qu’avant d’être vivant, l’enfant est survivant. Un enfant peut quitter le monde des vivants pour le monde des morts.

Dans le cadre des morts in utero, il y a culpabilité maternelle, agressivité, évitement en face du secteur médical. Dans le couple  plus rien ne parle..

Cette mort est pour les femmes dégoûtante, répugnante, mortifère.

 

Deuil de la période prénatale

Quand la mère accepte de se séparer de cet enfant niché dans la cavité maternelle. Elle lui permet de s’ouvrir au monde d’Etre là vivant, respirant, observant son environnement.

Aimer un enfant c’est l’accueillir comme un être sensible sensitif capable de comprendre les mots qui lui sont adressés en lui donnant une sécurité de base.

De cette séparation, la mère peut ressentir des terreurs, une souffrance de ne plus être une personne représentative de la fécondité. En fait de retrouver cet état de femme d’avant la naissance, femme non porteuse de vie. Ce sont pour elles une sorte de mort symbolique avec des difficultés pour lutter.

La naissance est vécue comme un arrachage de désir de grossesse. La naissance permet de normaliser et de mettre en mots l’Enfant Imaginaire. Il n’est plus Imaginaire, il est Réel. Cette réalité fait effraction. Parfois, après l’accouchement, il y a un désir de n’avoir jamais été enceinte. La  représentation de l’Enfant Réel pointe la disparition des fantasmes..

La mère réelle doit arriver à faire le deuil de ce « plein de ventre » au temps de la vacuité au temps du ventre vide. Le temps de la réalité met à distance l’Enfant Imaginaire avec la perte du fœtus qui entraîne la perte des sensations internes.

Le psychologue devant cette problématique est amené à travailler les termes d’Impuissance, de Contrôle, de Maîtrise, d’Echapper, de Déchirer d’Arracher.

Cette suite de mots resurgit dans l’après coup de l’événement de ce moment capital, décisif où tout se joue autour de la notion Fermeture/Ouverture, de cette acceptation inscrite dans les générations.

Acceptation qu’elle doit faire inscrite  au travers des générations et que l’on nomme séparation, déchirure

Certaines femmes ont du mal à vivre ce nouveau temps de solitude.

La naissance est violence, c’est l’expérience  extrême où s’articule Vie et Mort sous-jacent accompagnée des forces agressives et destructrices.

Cette naissance put menacer le sentiment d’exister, avec une perte d’Identité chez la mère, beaucoup vont alors se sentir solitaires, paniquées, flouées, dépossédées.

La mère c’est la pourvoyeuse, le soutien du bébé. La période juste après la naissance est difficile à vivre, aléatoire.

Un versant Dépressif connote  une souffrance corporelle : Corps vide, plein, vide à nouveau mais il peut être rempli  par des sensations violentes, changeantes, surprenantes. Ces mères ont la phobie d’être vidées, dévorées, exposées, au risque de ne plus exister pour soi-même et par soi-même.

Tout se joue ici dans cette notion de pleine et vide, gagner et perdre accepter de perdre pour gagner.

Ce n’est pas facile d’aimer un nourrisson cela peut peser lourd. Le Bébé aimera la mère, mais il sera vécu comme impitoyable, il n’attend pas. Il exige, il oblige la mère à l’aimer.

L’importance de la vision négative du bébé et de sa naissance ne doit être ni occultée, ni sous-estimée. Devenir une mère est difficile. Cela suppose que l’on puisse affronter, assumer, dépasser ses propres angoisses, qui peuvent être réactivées par la  crise de la maternité. Les  bébés sont tous différents, les mères aussi.

Certaines donnent peu ou donnent  trop au bébé alors qu’il s’agit de comprendre ce qui est demandé et d’y répondre laissant  un manque, une place au désir de l’enfant, avec une possibilité de s’humaniser.

 

Le rôle du personnel soignant

Son rôle

  • Est de savoir évaluer la plasticité et la vulnérabilité de l’image corporelle de l’accouchée,
  • De connaître et prévenir les menaces qui pèsent sur cette intégrité corporelle et qui pourraient aller  jusqu’à la détérioration du Moi.
  • Aider les femmes à récupérer, élaborer, réinvestir leurs corps après la naissance du bébé.
  • Connaître, repérer et évaluer la possible rupture du lien  narcissique Mère/Enfant.

L’enfant ne va bien que si la mère est épanouie. Et pour être épanouie, il lui est nécessaire de pouvoir aimer et haïr son enfant sans détruire ni être détruite.

En quelque sorte l’enfantement c’est vivre avec ce qui parle en soi, sans lui tordre le cou. Comment attendre un enfant si ce n’est en ouvrant ce qui parle dans le corps  et à ce qui parle à l’enfant

 

( extrait d'un cours donné pour l’école d’infirmière)

 

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Gérard-Yves Cathelin
Psychanalyste, addictologue et psychothérapeute à Château Thierry (02) et La Ferté-sous-Jouarre (77)

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