Psychothérapeute – Addictologue – Gérard Yves Cathelin à Château Thierry (02) & La Ferté-sous-Jouarre (77)

Angoisse et Pervers Narcissique

Angoisse et Pervers Narcissique

Dans Perversion Narcissique

La relation de la victime face au pervers narcissique ne vient elle pas que la victime soit médusée par lui ?

Etre médusée par une victime montre une angoisse. La personne victime est en quelque sorte attirée, d’avancer et se confronter à l’obstacle que peut être le Pervers Narcissique. Quant à lui, le Pervers pétrifie, vide sa victime de sa substance psychique, elle est en quelque sorte dépossédée de sa vie, d’où l’angoisse profonde qui ressort.

Car l’angoisse c’est ça, c’est être vidé, dépossédé de sa substance, comme un lavage de cerveau effectué par le pervers narcissique.

 

Qu’y a-t-il derrière cette angoisse ?

Le fait que la victime est dans le fantasme que la relation change, qu’elle met « tout en œuvre » pour cela et cela échoue.

Il y a alors dépossession de la vie psychique, car cela rejoint la mort et non la vie : Mort de la relation, mort de l’amour, mort de la famille, mais aussi colère : Colère de la part de la victime de s’être fait piéger par le désir envers le PN.

Le PN au début de la rencontre peut servir de bouclier et peut rendre représentable son versant irreprésentable, c’est-à-dire que tout le monde sait bien et peut être que le couple PN-Victime l’a éprouvé, c’est-à-dire une perte de sens, un vide intérieur. Le PN change tout détraque la relation la relation qui devient opaque. La relation se détériore jusque la haine.

Le PN renvoie à la victime son propre visage et sa propre incapacité d’avoir voulue changer la relation, il y a alors angoisse, car la « victime » se meurt de ne pas avoir réussi ce changement.

Le narcissisme de la victime est atteint, il y a alors comme un désir de mort, de suicide psychique de la part de la victime.

La relation avec le PN, est-il un chemin pour la victime de vie ou de mort ?
Etre avec un tyran ne permet-elle à la victime d’être asservie ?
Cette relation au-delà des apparences ne rend-il pas aveugle la vérité de la relation ?
Ne serait-elle qu’une confirmation l’accablement inéluctable du destin de ou au contraire, pour la victime la possibilité de se révolter et de prendre conscience de sa marge de liberté…

Terreur et angoisse, le PN établit son pouvoir et fait la preuve de sa puissance, capable de faire rompre tous les liens sociaux, familiaux de sa partenaire victime, il est alors dans la plénitude de l’extase de la domination, de « l’enthousiasme » de la possession de la victime. Il soumet sans plus d’ambages pour son propre plaisir.

Le PN est soumis à l’illusion du double « je ne suis pas ce que je suis, je suis un autre » , il se donne ainsi la possibilité d’agir sur autrui, il stérilise tout émotionnel. Il crée alors une machine à éviter la pensée chez la victime.
Dans ce cas-là, la victime n’existe plus, ne s’inscrit plus dans l’ici et maintenant de son existence.
Comment cela peut-il arriver ?
1) des éléments anxieux submergent la victime,
2) une surcharge émotionnelle, donc sensorielle, est productrice de désordres de pensées chez la personne humiliée.

Il se passe dans ce dialogue une perte d’identité, voir une perte identitaire, cela va provoquer chez la victime un souhait de s’affirmer avec un émotionnel, , des surcharges sensorielles exacerbées.
Chez les personnes qui ont des carences émotionnelles et sensorielles, cela provoque des angoisses, des culpabilités.
De s’impliquer dans un groupe, cela prémuni la personne, le groupe sert de pare-excitation, sorte de « pare-brise » contre le PN, il y a derrière l’ordinateur, quelqu’un qui écrit un post, et qui fait « sauter » toute la violence ou valide les ressentis de la personne qui lit.

Mais qui est victime, qui est bourreau ?

N’y a-t-il pas dans les deux cas, une défaillance due à l’environnement, au vécu du passé ?
Cela invite chaque protagoniste à aller chercher une série d’événements où d’éléments de réalité que l’on n’a pas à sa disposition, mais qui nous pousse à nous demander : « Qu’est-ce qui a été vécu dans les relations précoces comme mode d’interaction au niveau du corps dans « l’élevage » du nourrisson par sa mère ? »

Ce qui est en JE, enjeu, en jeu, c’est le sentiment d’anéantissement, d’annihilation et la question des sensations qui provoquent des processus d’angoisse.

Le PN fixe sa proie victime dans une sidération, dans le mental de cette dernière apparaît les attaques d’angoisse, ce sont des pics d’angoisse absolument extrêmes, ce sont à des effractions psychiques à laquelle elle doit faire face.

Angoisse panique qui évoque en arrière-plan une forme de dépendance addictive pour la masquer.

L’angoisse c’est un des points sur laquelle la victime doit pouvoir travailler.

 mai 2016

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Gérard-Yves Cathelin
Psychanalyste, addictologue et psychothérapeute à Château Thierry (02) et La Ferté-sous-Jouarre (77)

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